La protection des semences constitue un levier majeur contre les maladies transmises par le grain de céréales, notamment la carie et le charbon nu. Souvent discrètes jusqu’à l’épiaison, ces contaminations compromettent durablement la qualité des récoltes sur plusieurs cycles.
Carie du blé : une contamination durable des parcelles
Très présente jusqu’aux années 1950, la carie n’a jamais disparu. Dès que la vigilance baisse, la maladie réapparaît sur la parcelle. Quelques épis de blé cariés suffisent à enclencher un cercle vicieux. En effet, un seul grain carié peut contenir jusqu’à 9 millions de spores.
Autre exemple d’impact : l’usage de semences de ferme non traitées Ainsi, avec seulement 1 % d’épis cariés à la récolte, le semis effectué avec ces semences l’année suivante peut donner 60 % d’épis contaminés.
Les spores disséminées par le vent ou lors de la récolte contaminent également le sol et le matériel agricole pendant plusieurs années. Résultat : la parcelle devient une source durable de contamination, avec un risque direct pour les cultures voisines.
Cette forte capacité de dissémination explique d’ailleurs la règle appliquée aux semences certifiées depuis 2006 : zéro spore tolérée !
