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Mieux connaître les ravageurs de la culture de la betterave


Depuis de nombreuses années, Bayer s'investit dans la production de connaissances pour améliorer la protection des cultures betteravières contre les ravageurs et accompagner au mieux ses solutions.



Une protection raisonnée de la culture de la betterave nécessite une meilleure connaissance des ravageurs

La gestion raisonnée des ravageurs, qu’elle soit agronomique et/ou chimique, passe par une meilleure compréhension de la biologie des ravageurs.


Cet article fait le point sur les connaissances actuelles sur les ravageurs de la betterave : pucerons, atomaires, taupins, blaniules pégomyies, altises, tipules et limaces.




Pucerons verts et pucerons noirs

Le puceron, très polyphage, Myzus persicae est présent sur betteraves au printemps. Plus spécifique à la betterave, le puceron noir, Aphis fabae, se développe rapidement en colonies. Elles peuvent compter plus de 10 000 individus. Les pucerons provoquent un rabougrissement de la plante et des crispations du feuillage. Mais, c’est surtout la jaunisse virale qu’ils transmettent qui est particulièrement dommageable pour la betterave.

La jaunisse virale constitue la principale maladie virale de la betterave. Quatre virus la provoquent et les pucerons les transmettent d'une plante à l'autre. Cependant, le puceron vert du pêcher, Myzus persicae, reste le principal vecteur de ces quatre virus. En revanche, le puceron noir de la fève, Aphis fabae, joue un rôle plus limité. En effet, il participe uniquement à la dissémination du virus de la jaunisse grave (BYV).


Comment les pucerons sont-ils infectés par les virus ?

  • Pour acquérir les virus de la jaunisse modérée, comme le BChV et le BMYV, le puceron doit se nourrir pendant 48 à 72 heures sur une betterave infectée. Une fois contaminé, il peut ensuite les transmettre durant toute sa vie.
  • Le puceron acquiert le virus de la jaunisse grave (BYV) en quelques minutes à quelques heures seulement. En revanche, il ne le conserve que 24 à 48 heures avant de perdre sa capacité à le transmettre.

Quelles contaminations pénalisent le plus la culture ?

Lorsque les pucerons colonisent les jeunes betteraves, les pertes de rendement augmentent fortement. Ainsi, les essais de l'ITB montrent que le virus de la jaunisse grave (BYV) peut entraîner jusqu'à 52 % de perte de poids des racines en conditions expérimentales. Les virus responsables de la jaunisse modérée entraînent, quant à eux, des pertes d'environ 27 %. En conditions de production, une parcelle dont 10 % de la surface présente des symptômes perd en moyenne 3 t/ha de rendement racine.


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Atomaires

L'atomaire (Atomaria linearis) figure parmi les ravageurs les plus redoutés de la betterave au début du cycle cultural. Ce petit coléoptère apprécie les printemps chauds et secs. Les adultes s'attaquent aux graines en germination, aux hypocotyles et aux cotylédons. Dans ce cas, ils creusent de petites morsures, aussi bien sous terre qu'à l'air libre.

Les attaques peuvent détruire les plantules avant leur levée ou entraîner la mort des jeunes betteraves après l'émergence. Les parcelles présentent alors des manques à la levée. Néanmoins, les dégâts se concentrent surtout entre le semis et le stade 2 feuilles, période où la culture reste la plus vulnérable.


Taupin

Les adultes des taupins ne causent aucun dégât sur la betterave. En revanche, leurs larves, appelées « vers fil de fer », figurent parmi les principaux ravageurs du début du cycle cultural. Très polyphages, elles s'attaquent au germe, au pivot et aux jeunes racines. Elles creusent des galeries qui fragilisent les plantules et favorisent l'entrée de champignons ou de bactéries.


Les attaques surviennent principalement entre la levée et le stade 4 à 6 feuilles. Les larves peuvent détruire les jeunes betteraves ou ralentir fortement leur développement. Ainsi, les parcelles présentent une végétation hétérogène et parfois des pertes importantes de pieds.


Blaniules

Les blaniules restent nuisibles jusqu'au stade 6 à 8 feuilles de la betterave. Elles s'attaquent aux racines et provoquent des lésions ainsi que des nécroses. Les attaques les plus sévères peuvent entraîner la mort des jeunes plantes.


Les dégâts apparaissent surtout dans les parcelles déjà touchées les années précédentes, sur des sols limoneux riches en matière organique, peu ou pas labourés, et lorsque les conditions restent humides. Cependant, les leviers agronomiques limitent leur développement. Un déchaumage après récolte, un semis peu profond et un sol bien rappuyé réduisent le risque d'attaque.


Pégomyies

Le risque pégomyie dépend des vols des adultes de mi-avril à début mai lorsque la température du sol est supérieure à 5-6°C. La betterave est sensible aux larves du stade 2 à 4 feuilles. Les larves creusent des galeries dans les feuilles qui affaiblissent la plante.


Au printemps : intervenir à partir de 10 % de plantes qui présentent des galeries avec des larves et l’existence d’asticots et d'œufs sur la face inférieure des feuilles.


À partir de la couverture du sol (été) : intervenir lorsque 50 % des plantes ont des galeries avec des larves, également après confirmation de la présence d'asticots et d'œufs.


Prévention et lutte contre les ravageurs de la betterave

Les blaniules, comme les tipules, taupins et atomaires, sont sensibles au travail du sol. L’ITB recommande donc d’agir d’abord sur les pratiques agronomiques. La rotation constitue aussi un moyen de prévention : allonger le délai entre deux betteraves, diversifier les cultures et limiter les plantes hôtes réduisent le risque lié aux bioagresseurs


Contre le puceron vert, principal vecteur des virus de la jaunisse, la lutte combine trois actions : éliminer les repousses de betteraves, réservoirs potentiels de virus, surveiller les populations et intervenir dès que le seuil est atteint.


En 2026, l’ITB retient un seuil d'intervention de 10 % de plantes colonisées par au moins un puceron vert aptère. En présence simultanée de pucerons verts et noirs, le seuil correspond à 10 % de plantes colonisées par l’une ou l’autre espèce. Par ailleurs, l’outil « Alerte Pucerons » de l’ITB permet de suivre l'évolution du risque au printemps.


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l'environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez
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