Les critères pour choisir une variété mixte
Le choix suit la même logique que pour tout maïs, avec une double lecture en quatre points.
· La précocité d'abord. Le groupe de précocité, de très précoce à tardif, et le besoin en somme de températures doivent correspondre au secteur, avec une exigence supplémentaire : la variété doit pouvoir atteindre la maturité grain dans la région, pas seulement le stade ensilage.
· Le profil fourrage. Un équilibre entre concentration en amidon et digestibilité des fibres, le critère mis en avant par Arvalis pour le choix des variétés fourrage.
· Le profil grain. Le potentiel de rendement et la vitesse de dessiccation en fin de cycle, qui conditionne les frais de séchage.
· La régularité. Tolérance aux stress, tenue de tige et stabilité des performances d'une année sur l'autre, la polyvalence n'ayant d'intérêt que si les deux débouchés restent performants.
La densité de semis s'ajuste ensuite selon la destination envisagée et la précocité de la variété. Le calculateur de densité de semis DEKALB aide à définir la densité adaptée à la parcelle.
Les hybrides mixtes DEKALB
Le catalogue DEKALB couvre les deux segments, maïs grain et maïs fourrage, avec des hybrides mixtes couvrant les deux débouchés.
Deux repères aident à lire la gamme de produits. Le label Silo Extra identifie les variétés fourrage sélectionnées pour la valeur énergétique, la digestibilité des fibres et la régularité du rendement. La gamme DKoptim'eau regroupe les variétés retenues pour leur robustesse face au stress hydrique, un critère qui pèse dans les deux valorisations.
Le DEKALB Guide, édité pour 6 régions, présente les résultats d'essais et les variétés DKC adaptées à chaque secteur : c'est le point d'entrée pour identifier les hybrides mixtes correspondant à sa zone de précocité.
Grain ou ensilage : décider au bon stade
L'arbitrage final se joue en fin d'été, sur l'observation de la parcelle, avec au besoin l'avis du technicien de la coopérative ou du négoce.
Pour la valorisation fourrage, Arvalis situe le stade optimal de récolte autour de 32-33 % de matière sèche plante entière. En dessous de 30 % de MS, le rendement n'est pas au maximum et des pertes de sucres par écoulement de jus sont à craindre au silo.
Au-delà de 35 %, le tassement se complique et la qualité de conservation se dégrade. Ce stade est atteint environ 600 degrés-jours après la floraison : l'observation du remplissage des grains, trois à quatre semaines après la floraison, permet d'anticiper la date de chantier.
À ce stade de récolte en plante entière, les grains représentent 45 % du rendement et 65 % de la valeur énergétique de l'ensilage, selon Arvalis. Si les stocks fourragers sont suffisants, la parcelle peut poursuivre son cycle jusqu'à la maturité grain, la vitesse de dessiccation de la variété faisant alors la différence sur les frais de séchage.
C'est tout l'intérêt d'une variété mixte : la décision se prend au moment où l'éleveur connaît ses stocks, ses rendements en herbe et le marché, plutôt que six mois plus tôt au semis.