Évaluer le niveau d'infestation de ses parcelles en sortie d'hiver
De janvier à mars, le tour de plaine reste l'outil de base pour piloter sa stratégie. Observer chaque parcelle individuellement, sans généraliser : deux champs voisins peuvent présenter des situations radicalement différentes selon l'historique cultural, le type de sol et l'efficacité des traitements précédents.
Identifier la flore et estimer le seuil de nuisibilité
La clé d'entrée pour bâtir un programme de printemps réside dans la densité et la nature des graminées observées. Après un passage à l'automne, les dicotylédones ont habituellement été contrôlées, ce sont donc les graminées, vulpin et ray-grass en tête, qui dominent le tableau.
Mais si aucune intervention n'a pu être réalisée en automne, les dicots peuvent devenir largement majoritaires et modifier entièrement l'approche.
Il faut évaluer précisément la flore et ses différents stades pour déterminer le seuil de nuisibilité. Dès février, si ce seuil est atteint, le traitement doit être planifié au plus vite, dès que les conditions climatiques le permettent. Attendre n'est pas neutre : chaque semaine de développement supplémentaire des adventices pèse sur l'efficacité herbicide à venir.
L'automne 2025 illustre bien cette complexité. Les conditions douces et humides ont permis à une majorité d'agriculteurs de désherber correctement, avec de bons résultats attendus.
Pourtant, des relevés de printemps sont apparus dans certaines parcelles, rendant indispensable un rattrapage.
Les traitements au printemps, seuls ou en programme, doivent toujours être définis parcelle par parcelle, en fonction du niveau de pression réel de la flore adventice constatée sur le terrain.