Les mécanismes d’acquisition et de circulation du virus chez les insectes vecteurs jouent un rôle central dans la transmission des viroses des céréales.
Voici les principales explications scientifiques pour mieux comprendre ces processus..
De la plante infectée au puceron : l’acquisition du virus
Grâce à son stylet, le puceron peut avoir accès aux différents tissus de la plante. Les composés dont il a besoin pour se nourrir sont dans la sève élaborée dans les vaisseaux de la plante. Ainsi, via le stylet du puceron, le virus peut passer :
- de la sève au tube digestif donc de la plante hôte à son vecteur (acquisition virale)
- et de la salive à la sève donc de son vecteur à la plante (inoculation de l’hôte).

Le puceron devient virulifère
Les particules virales présentes dans le bol alimentaire passent dans le tube digestif du puceron. Les particules virales s’accumulent dans le corps de l’insecte, il devient alors virulifère jusqu’à sa mort. Lorsque les particules virales atteignent les glandes salivaires, elles peuvent être inoculées aux plantes sur lesquelles le puceron se nourrira.

Les particules virales ingérées circulent dans le tube digestif. Certaine particules sont dégradées pendant la digestion ou éliminées dans le miellat. D'autres traversent la paroi de l’intestin et s’accumulent dans le corps du puceron.
De l’insecte à une nouvelle plante : l'innoculation
Lorsque le puceron se nourrit à nouveau, les particules virales présentes dans ses glandes salivaires sont injectées dans la sève de la plante saine. La contamination est alors effective.
Une nouvelle plante est infectée. Le cycle peut recommencer.

